Bio
Le concert hommage à Pink Floyd a fait un triomphe samedi soir au temple Saint-Etienne de Mulhouse. En revisitant en acoustique le répertoire du groupe, les Alsaciens de Floyd Obsession ont enchanté les mélomanes et les nostalgiques des années 70.
 
Tout commence sur la pointe des pieds... Les accords d'un piano électrique, le souffle sensuel d'un saxophone et les arpèges de deux guitares acoustiques posent l'ambiance sur l'introduction de Shine on you crazy diamond. Intimiste malgré le gigantisme du lieu.

C'est la première fois que le groupe Floyd Obsession, très apprécié sur les scènes de l'Est depuis 2011, joue ainsi en formule essentiellement acoustique. Une première rendue possible par l'invitation de l'artiste Dom Poirier dans le cadre de sa résidence au temple Saint-Etienne.
Ainsi dégraisssé, le son du groupe est ainsi mieux maîtrisé dans la réverbération. Il permet aussi de mettre en valeur la facette la plus mélodique des compositions de Pink Floyd, groupe majeur des années 70 dont les huit musiciens et choristes explorent brillamennt le répertoire.

Fidèle
 
Les morceaux les plus connus sont bien là, retranscrits de manière fidèle le plus souvent : Hey you, High hopes, Wish you were here... 
L'album Dark side of the moon est joué quasi intégralement. "J'ai vu Pink Floyd deux fois, en 1974 et 1986... Et je trouve qu'ils se débrouillent bien, c'est bien joué, mais j'aimerais qu'ils se lancent dans un long morceau comme Atom heart mother" confie pendant l'entracte un "puriste" revendiqué, pour qui le musique de Pink Floyd ne se limite de loin pas aux tubes les plus accessibles.

Il sera presque exaucé, avec une version bouillonnante de Echoes qui pend out le temps de se développer. Autres moments forts : un Money plus plaisant que l'original, un Nobody home dépouillé et poignant où piano et harpe se répondent, et les interventions inédites d'une violoniste et d'un violoncelliste qui apportent de nouvelles couleurs à la musique du groupe. Et le light-show très étudié de La Luciole a magnifiquement habillé le temple.

Qu'ils aient connu ou non les "vrais" Pink Floyd, qu'ils soient venus entre nostalgiques ou en famille, qu'ils aient gardé ou non leurs cheveux longs, les 550 spectateurs ont longuement acclamé la performance.
                                                                                                                                                                                                                              Sylvain Freyburger


Une longue queue s'est formée samedi soir devant la salle des fêtes de Jungholtz pour le premier hommage à Pink Floyd proposé par l'association Sucre d'orge et le groupe "Floyd Obsession".
 
A voir leurs mines réjouies, les musiciens de "Floyd Obsession" se sont fait plaisir en jouant des extraits du répertoire du mythique groupe anglais. A l'origine d'ailleurs, il ne s'agissait pour les musiciens que de se retrouver dans un local le xeek-end pour jouer ensemble des morceaux extraits de "Division Bell", le dernier CD des Pink Floyd ou quelques grands classiques comme "The Wall", "Money" ou "Wish you were here".
Ce bonheur simple, ils ont su en faire profiter les spectateurs qui ont rempli la salle des fêtes prouvant qu'il y a une forte demande, voire un manque de ce type de musique.
 
On aurait pu imaginer qu'une majorité de ces spectateurs seraient au moins quadragénaires quand on sait que les derniers concerts du groupe datent des années 90 avec seulement quelques apparitions au début des années 2000. Les plus jeunes étaient cependant en nombre,pas venus simplement pour écouter du rock mais pour profiter d'un répertoire que beaucoup connaissaient sur le bout des doigts.
 
Avec une précision remarquable, les "Floyd Obsession" ont entamé leur concert avec les références comme "Shine on you crazy diamond" ou encore "High hopes". En seconde partie, la caisse enregistreuse de "Money s'est mise en route avec en sus des extraits d' "Echoes", le fameux "The Wall" pour s'achever en apothéose avec "Run like hell".
Si tous les musiciens ont été à la hauteur de la performance, les faveurs du public sont largement revenues à la chanteuse Audrey Linck qui a montré toute la puissance de sa voix dans un impressionnant "Great gig in the sky".                                                                                              NL
 
 
Vendredi soir, dans un Relais bondé -on avait même ajouté de nombreuses chaises-, l’ensemble Floyd Obsession, tenant de la musique des Pink Floyd, a enregistré un triomphe impressionnant, juste reconnaissance d’un concert éblouissant.
 
Au cours du point presse que les deux leaders de cette formation, nouvelle venue sur la scène des musiques actuelles, avaient accordé avant leur concert, un léger scepticisme, devant la façon dont ils vantaient leur musique, était légitime. Hélas, trois fois hélas ! Leurs paroles n’étaient en rien exagérées et le triomphe, sans retenue, que le public leur a accordé était on ne peut plus juste. Sur fond d’une batterie monumentale et d’un mur de lumières, ils ont, dès les premières mesures, démontré leur art d’utiliser la magie colorée des Leds. Envoûtants, parfois chaotiques mais toujours passionnants, les huit rockers « psychédéliques », affichant une forme exceptionnelle et conquérante, se glissant avec virtuosité dans le répertoire des Pink Floyd, exprimant leur musique avec une conviction admirable, ne laissant de côté aucune expérimentation, ont créé quelques perles d’une richesse surprenante.
 
Percussions éclatantes


Leur quête d’une certaine perfection est allée crescendo vers des moments toujours plus forts. Percussions éclatantes, guitares et synthés aux couleurs sonores lumineuses, saxophone articulant les phrasés avec détachement mais aussi délire. Enfin, chanteuses aux vastes tessitures aux timbres d’une insolente supériorité.


S’il est parfois difficile de le deviner, à travers la richesse impressionnante des couleurs musicales ou lumineuses pleines de beauté de sérénité mais aussi d’une certaine brutalité, cet ensemble a pourtant réussi à faire évader notre esprit vers un monde de rêves. Ses mélodies surnaturelles ont porté l’auditoire vers un des espaces infinis et lumineux résonnant d’une musique envoûtante.
 
Quant à ses exécutants, ils ont encaissé les dividendes de près de trois ans de travail acharné. Si vous voyez « Floyd Obsession » à l’affiche d’une salle, courez-y pour vous réserver une soirée d’une exceptionnelle tension musicale, que vous soyez natifs des sixties, de seventies ou des eighties…
 
le 28/11/2011 à 05:00 par Lam
 

Floyd Obsession a fait un tabac au Relais culturel de Thann. Le groupe a ressuscité les grands succès de Pink Floyd pour un public d’aficionados ravi qui n’a pas boudé son plaisir.
 
SALLE COMBLE AU RELAIS, pour cet hommage à Pink Floyd, groupe anglais mythique qui a eu son heure de gloire sur les scènes internationales au mitan des années 70. Pour recréer l’ambiance psychédélique des grands concerts de leurs idoles, le groupe Floyd Obsession a fait, lui aussi, dans la démesure.
 
Déferlante de sons pulsés obsédants, capable de faire vibrer jusqu’aux structures d’une salle qui pourtant en a vu bien d’autres, guitariste et bassistes imperturbables au milieu d’un chaos sonore soigneusement préparé et combiné à une déferlante de pinceaux lumineux saccadés par des flashs multicolores, la légende Pink Floyd était à saisir avec les yeux et les oreilles. Avec en prime un effettunnel qui donne au spectateur la vertigineuse impression d’être
aspiré au-delà du miroir, dans un puits de lumière rose…



 

Surprenantes vertus

Les grands succès sont au rendez-vous. « Money », débité dans sa version d’origine, avec un son traînant déjà délicieusement rétro,
« The Wall » et quelques autres qui ravivent apparemment des souvenirs à la fois tendres et brûlants chez certains couples. La musique de Pink Floyd a de surprenantes vertus… On a frisé l’extase ! Audrey et Roxane, les deux chanteuses de Floyd Obsession, sont trop jeunes pour avoir connu Roger Waters ou David Gilmour. Mais ces voix féminines inattendues dans l’univers floydien apportent un brin de fraîcheur à des mélodies qui frisent déjà la nostalgie.                                                                                                                                                                                   L.G.